Education

Helen Keller – Son education

La décision de ses parents

Ses parents souffraient de l’enfermement dans lequel elle était, ils ne perdaient cependant pas espoir de voir la condition de leur fille s’améliorer et prirent contact avec avec le Docteur Alexander Graham Bell, (docteur notamment connu pour avoir mis au point un appareil pouvant redonner une certaine acuité auditive aux enfants sourds et qui, de ce pas, a inventé le téléphone)qui conseilla aux parents d’Helen d’écrire à Michael Anagnos, un professeur qui dirigeait une école pour enfants aveugles « la Perkins Institution » de Boston, Massachusetts. Celui-ci avait trouvé le moyen de parler à une jeune élève sourde, muette et aveugle comme Helen, en lui épelant les mots dans sa main. Cet argument convainquit Arthur et Kate Keller, et c’est ainsi que le professeur Anagnos forma celle qui allait devenir la guide d’Helen pendant de très nombreuses années ; il s’agit d’ Ann Sullivan (jeune malvoyante de 20 ans et ancienne étudiante de l’Institut) qui commença sa mission, c’est-à-dire trouver un moyen de communiquer avec Helen. Il est utile de préciser qu’avant d’arriver dans la famille Keller, Ann Sullivan consacra sept mois de son temps à la préparation de sa tâche.

L’arrivée d’Ann Sullivan

Le 3 mars 1887 marqua une étape décisive dans la vie de la jeune Helen (7 ans), car ce fut le jour de l’arrivée de miss Sullivan dans la famille. La mission de la jeune femme fut loin d’être facile au début, car elle s’aperçut très vite du manque d’autorité des parents vis-à-vis de leur petite fille et de leur tendance à la plaindre plus qu’autre chose, et bien souvent de façon injustifiée. Helen ne connaissait aucune forme d’autorité particulière et n’avait jamais pu recevoir de limites, puisqu’on ne pouvait pas lui faire comprendre pourquoi à cause de son lourd handicap. Arthur et Kate Keller s’y étaient essayés plusieurs fois mais avaient fini par baisser les bras.

L’apprentissage

Ann Sullivan dut tout d’abord passer par une première étape : civiliser Helen. Bien que cette expression paraisse dure vis-à-vis d’un enfant, cela correspond à la réalité. Helen n’avait aucune notion de savoir vivre et se tenait très mal en société. Les parents d’Helen cédant toujours à ses caprices, Ann n’avait aucune influence sur elle. Elle réussit à s’isoler avec Helen dans une grange. Durant plusieurs jours, elle consacra son temps à lui esquisser des signes dans la paume de la main (abécédaire spécial inventé par des moines espagnols) juste avant de lui montrer un objet. Cet isolement permit à Ann de mieux connaître Helen. Elle réussit en quelque sorte à gagner sa confiance en lui faisant faire mille et une activités, afin d’observer l’adaptation d’Helen.

Une sorte de communication s’établissait déjà entre elles, toutefois, Helen ne fit pas tout de suite le lien entre ce que Ann lui épelait dans la main et l’objet qu’elle lui faisait toucher par la suite. Helen avait une mémoire exceptionnelle pour son age ; elle avait un esprit très vif et cela l’avança beaucoup dans le programme que miss Sullivan s’était fixé.

La révélation

Ce fut en avril qu’Helen comprit, pour la toute première fois de sa vie, le sens d’un mot. Annie, tout en versant de l’eau froide dans la main de son élève, épela sur la paume de cette dernière le code alphabétique « water » (eau). Helen comprit enfin que ce code nommait la chose froide qui coulait entre ses doigts : le « no world » venait de voler en éclats. Le soir même, Helen avait déjà appris 30 mots.

Les études d’Helen

Helen Keller étudia ensuite à la prestigieuse faculté de Radcliff College. Elle devient la première personne handicapée à obtenir le diplôme « cum Laude » (avec les félicitations du jury). Helen Keller est la première personne de sa condition à obtenir un tel diplôme.

Dès lors, Helen ne cessa pas son ascension : avec Anne, elle parcoure l’est américain pour parfaire son éducation et fut l’élève de bon nombre de prestigieuses écoles pour malentendants. Son histoire personnelle commence à être diffusée et Mark Twain, un de ses admirateurs, lui propose de payer ses études universitaires, qu’elle réussit avec succès en devenant la première personne sourde-muette-aveugle à obtenir un diplôme universitaire en arts.